janvier 2007

INAUGURATION DE LA MACHINE A VAPEUR 26 MAI 2006

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MACHINE A VAPEUR CONSTRUITE PAR LES ETS BERGER- ANDRE à THANN (HAUT-RHIN) en 1891

Diamètre du cylindre 460 mm
Course du piston 1060 mm
Système de distibution: CORLISS
Puissance théorique 244 CV
Puissance d’utilisation 200 CV
Pression d’utilisation 7 bars
Vitesse 85 tours / minute

Sur ce site, les frères Noël et Claude Poizat fondent en 1853 la société Poizat-Frères consacrée à la fabrication de la couverture. La première énergie utilisée est produite par un moulin installé sur le ruisseau “de Cours” qui traverse la propriété. En 1859 ce moteur hydraulique est remplacé par une machine à vapeur, (ce qui vaudra au chemin son appellation de “sous la vapeur”, la vapeur d’échappement n’étant pas récupérée à cette époque “).

Vite devenue insuffisante, elle est remplacée en 1876 par une machine de 80 CV, (qui en 1891 sera réinstallée à l’usine du Moulin), cèdant la place à la machine actuelle d’une puissance de 200 CV. C’est par un jeu de courroies en corde de chanvre, des lignes de transmission, et de nombreuses poulies qu’ elle actionne les carderies qui se trouvent installées dans les bâtiments situés de part et d’autre de la machine.
Une imposante chaudière, alimentée au charbon et située à proximité, assure la production de vapeur. Le niveau de l’eau dans celle-ci est maintenu par une puissante pompe de réintégration, (pour compenser la vaporisation), mue par la machine et située au dessous d’ elle. La vapeur d’échappement, par un jeu d’échangeurs, est condensée et réchauffe l’eau réintroduite permettant une économie d’énergie importante.

La machine fonctionne dans ces conditions jusqu’ en 1947 où l’électrification des ateliers s’achève. Pour pallier aux coupures de courant, elle entraîne occasionnelle-ment pendant quelques années un alternateur.
Deux autres machines à vapeur couplées entre elles, installées au centre de l’usine, assuraient l’énergie des salles de filature, tissage et grazage .

L’ entreprise Poizat-Frères, qui comptait 400 employés en 1920, subit la perte des marchés coloniaux vers 1950, la crise du textile en 1965, devant des difficultés importantes, ferme ses portes en 1972.

En 1980, la commune de Cours rachète l’usine pour réhabiliter une grande partie de ses bâtiments en logements sociaux. A la demande du groupe de recherches historiques local, la municipalité décide de sauvegarder cette machine à vapeur.

En 2003, la commune décide d’un projet de mise en valeur de ce patrimoine, ce projet se concrétisera en 2005.

jeudi 4 janvier

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